Récits d'un amateur de course à pied
Aujourd'hui, c'était la date choisie pour reprendre contact avec la piste, incognito. En ce samedi soir estival, à l'heure de l'apéritif et d'un grand match amical de football professionnel entre deux ténors de Ligue 1 qui semblait avoir attiré les derniers résidents de la ville non partis en week-end ou en vacances, j'en ai profité pour... arrondir les trajectoires.
Après 25' d'échauffement, j'ai exploré une piste absolument déserte
(photos ci-contre), arène donnant un caractère unique à cet effort solitaire. C'est parti pour 8 x 300 mètres, le premier et le dernier en 1'06", les six autres en 1'10" / 1'11", entrecoupés d'un intervalle de récupération de 1'. Certes, les temps de passage ne donnent pas le... tournis, mais l'essentiel est ailleurs : renouer avec des sensations de pistard et retravailler une VMA (vitesse maximale aérobie) bien éloignée de mes 17,8 km/h d'il y a 2 ans.
Je ne veux pas trop m'attarder (comme le pistard, l'heure tourne...) sur la souffrance extrême endurée lors de cette séance, sur les 191 pulsations affichées à un moment par le cardio ou sur mes jambes 100% en coton. Disons-le franco : la piste cendrée m'a... carbonisé. Ces premiers fractionnés de l'année autour de l'anneau m'ont en effet... décomposé. Mais qui sait si, au bout de la ligne droite, il n'y aura pas... métamorphose ?